Les passeurs du réel

Du jeudi 16 au dimanche 19 février 2023 au Delta (Namur)


Le concept

Les « Fake News » s’incrustent et se banalisent. Elles n’en restent pas moins une menace pour nos démocraties. Dans un monde où le faux s’impose face au réel, toutes les dérives sont possibles. Au cœur de la quête de la vérité, le journalisme s’en prend pourtant plein les dents. Boudés par certains, conspués par d’autres, les professionnels des médias font face au dénigrement et à la violence.

Interpellés, des acteurs de l’enseignement, en collaboration avec le Delta, ont voulu réagir.

Pour la quatrième fois, du 16 au 19 février 2023, un cycle de de rencontres sera organisé autour du journalisme vivant à Namur. Le Delta s’animera d’ateliers, de témoignages, d’expositions et de projections. Le but de cette manifestation est de sensibiliser le public (les jeunes en particulier) à l’importance d’une information engagée, créative et de qualité.   

L’objectif est aussi de confronter le public aux réalités du monde via des témoignages de première main, racontés « en live ». Nous voulons mettre à l’honneur et faire (re)découvrir des journalistes, réalisateurs et photographes qui, par leur recherche de la vérité, s’érigent en « Passeurs du Réel » !

Avec Caroline GILLET, Caroline THIRION, Virginie N’GUYEN, Patrick CHAUVEL, Nick HANNES…


L’historique

C’est la quatrième édition des Passeurs du Réel. Les éditions précédentes ont eu l’honneur d’accueillir Benoit Poelvoorde, Silvain Gire, Florent Marcie, Fréderic Loore, Eric Walravens, Félicien Bogaerts, Colin Delfosse, Jérémy LEMPIN, Marc-Henri WAJNBERG … 

L’équipe de la première édition, en 2019. Louis Volont, Xavier Istasse et les étudiants de l’HEAJ.


Contacts :

Xavier Istasse / Enseignant à la Haute Ecole Albert Jacquard / 0495 69 25 38

Lionel Bouchat / Médiateur culturel / 081 77 55 46
lionel.bouchat@province.namur.be

Modératrice des interventions : Justine Montagnier.

Initiative de la Haute École Albert Jacquard, en co-production avec le Delta (Namur), avec l’aide de « Namur Confluent Culture ».

Rencontres

Jeudi 16 février

La chute de Kaboul par celles qui l’ont vécue.

Caroline Gillet, productrice sur France Inter.

Jeudi 16 février – 13h30

Portrait de Caroline Gillet chez elle
Caroline Gillet, chroniqueuse sur France Inter, chez elle, le 7 novembre 2016. © Lucien Lung

« Quand la ville de Kaboul est tombée aux mains des talibans, Raha (21 ans) et Marwa (23 ans), acceptent de raconter au jour le jour, via des notes vocales, ce qu’elles vivent et observent. Rencontre avec la journaliste Caroline Gillet qui a reçu des deux jeunes femmes plus de 600 notes vocales et qui a fabriqué à partir de celles-ci le podcast ‘Inside Kaboul’ diffusé sur France Inter.

Je ne connaissais pas l’Afghanistan. Quand les talibans ont pris le pays, je voulais comprendre ce qui se passait à l’intérieur. Un copain m’a envoyé les numéros de deux jeunes anglophones que j’ai contactées avec cette proposition : m’envoyer des notes vocales pour faire entendre les sons autour d’elle, décrire avec leurs mots les espaces, les interactions, les inquiétudes et les joies. Elles ont accepté tout de suite et nous avons appris à nous connaître par le biais exclusif des ambiances de nos quotidiens respectifs. Elles ont envoyé à ce jour près de 500 notes vocales. Elles enregistrent surtout à l’intérieur, la peur qui s’installe, mais aussi les soirées de ramadan en famille. Parfois elles envoient des sons captés en cachette près des checkpoints, ou dans les écoles clandestines. Raha et Marwa me disent que parler les aide, qu’elles ne peuvent pas tout dire à leurs proches, qu’il y aurait trop d’inquiétude. Elles se cachent pour raconter. Pour garder une trace de ce qu’elles traversent. Ça les soulage, disent-elles, de savoir qu’on ne les oublie pas. »


BIOGRAPHIE

Caroline Gillet est productrice sur France Inter. Elle est née à Bruxelles et travaille sur les questions de société, d’intime, de transmission entre générations et cultures sur des territoires communs pour la radio, les écrans, la scène et à l’écrit. En ce moment, par exemple, elle propose à Marwa et Raha, deux jeunes Afghanes, de raconter leurs vies renversées grâce à un dispositif de notes vocales dans ‘Inside Kaboul‘ sur France Inter qui va être adapté pour la BBC, France télévisions et Radio France en film animé. Avant cela et pendant trois ans, elle racontait les révolutions des jeunesses subversives du vieux continent dans la série documentaire Foule Continentale. Si on remonte plus loin (puisque pourquoi pas), Caroline Gillet a aussi produit le Tea Time Club en direct sur France Inter et pour France 4 et la série À ton âge dans laquelle elle posait les mêmes questions à des personnes de plus en plus âgées chaque semaine. Sur scène, Caroline a co-crée RADIOLIVE avec Aurélie Charon et Amélie Bonin, qui propose des portraits documentaires au théatre et qui a tourné dans une vingtaine de pays. Elle a écrit pour Actes Sud, produit des épisodes du podcast ‘Transfert’ de Slate et réalisé un film, Les mères intérieures, pour France 3 sur le choix ou non d’avoir des enfants. Enfin, elle enseigne le reportage radio à l’Université de Louvain (pas loin de Bruxelles), ce qui lui permet de revoir régulièrement ses parents, qui lui en savent gré.

Réservations


New Capitals : l’urbanisation mondialisée

Nick Hannes, photographe.

Jeudi 16 février – 15h00

Portrait Nick Hannes

Nick Hannes évoquera sa série sur Dubaï : « Garden of Delight », et une série en cours intitulée « New Capitals ». Les deux projets traitent de l’urbanisation néolibérale et de l’impact de la mondialisation sur les grandes villes. Il parlera aussi  de l’importance de la recherche, de son approche photographique et de la façon dont la photographie documentaire peut être utilisée comme critique sociale.


BIOGRAPHIE

Nick Hannes (né en 1974 à Anvers) a étudié la photographie à l’Académie royale des beaux-arts (KASK) de Gand. Après 8 ans de travail comme photojournaliste, il décide de se concentrer pleinement sur des projets documentaires au long cours, dans lesquels il aborde des sujets socio-politiques contemporains avec des métaphores visuelles et un humour subtil. Sa série « Garden of Delight » a reçu le Magnum Photography Award (2017) et le Zeiss Photography Award (2018). Nick enseigne la photographie documentaire à l’Académie Royale des Beaux-Arts (KASK) de Gand depuis 2008. Il a publié quatre livres et expose régulièrement en Belgique et à l’étranger.

Réservations


Vendredi 17 février

Diversités et journalisme

Aurélie Herman, Pauline Deglume

Vendredi 17 février – 13h30

Le journalisme est une profession dont le rôle est primordial à la société. Il s’agit de recueillir et ensuite de transmettre des informations à un public en prenant soin de les vérifier et d’éventuellement les commenter ou les contextualiser.

Les journalistes doivent respecter une déontologie, une charte, qui régit la manière de transmettre l’information. Les journalistes sont-ils pour autant à l’abri d’une influence liée à leur origine, leur genre, leurs valeurs ?

Avec nous pour réfléchir à cette question, nous accueillons deux journalistes belges, Aurélie Herman (Sport/Foot Magazine) et Pauline Deglume (L’Écho).


Aurélie Herman

Aurélie Herman est journaliste sportive depuis plus de dix ans. Après quelques mois en télévisions locales (Mons, Tournai), elle intègre la rédaction du quotidien La Dernière Heure/Les Sports, où elle suit le football belge et international. Passée ensuite dans l’équipe de l’hebdomadaire Sport/Foot Magazine, elle s’intéresse alors au football féminin, qui connaît une véritable montée en puissance à travers le monde. Aujourd’hui, elle travaille toujours pour Sport/Foot Magazine et pour le quotidien Le Soir en tant qu’éditrice sport. Elle suit principalement l’actualité des Red Flames et du football féminin belge et international, afin de donner aux sportives la visibilité qu’elles méritent.

Pauline Deglume

Après un master en presse et information à l’Ihecs achevé en 2011, Pauline Deglume fait ses premières armes comme journaliste au sein de la rédaction de la Dernière Heure. Elle y traite principalement de l’actualité bruxelloise avec un focus sur les enjeux de mobilité. En 2016, elle devient cheffe d’édition des pages Bruxelles de la DH. Après un court passage au quotidien La Capitale (Sudpresse), Pauline rejoint en mars 2019 le journal l’Echo. Toujours pour couvrir la Région bruxelloise mais en se concentrant sur les volets politique et économique.

Réservations


Journalistes en devenir : travaux de l’IHECS

Vendredi 17 février – 15h00

Lors de cette séance, nous vous proposons de découvrir des travaux de fin d’études d’étudiant de la section Presse et Information de l’IHECS (Institut des Hautes Études des communication sociales)

1ère partie : 

Libéralisation, la SNCB en danger ?

Reportage vidéo de 26 minutes

Des milliers de personnes embarquent tous les jours dans ses trains et arpentent ses gares. Elle fait partie du quotidien de tous les Belges, qu’ils soient Wallons, Flamands ou Bruxellois. C’est à l’heure actuelle un des derniers points communs d’un pays souvent divisé. Malgré cela, l’avenir de la SNCB est incertain.

Réalisé par cinq étudiants de l’IHECS dans le cadre de leur mémoire de fin d’études : Candice Bussoli, Léa Giagnorio, Manon Laurent, Alexandre Perniaux, Xander Vlassenbroeck

2ème partie :

Sexualité Sous Surveillance – Comment les femmes détenues vivent-elles leur sexualité en prison ?

Podcast de 15 minutes – écoute collective

Sexualité sous surveillance est une série de podcasts en trois épisodes qui porte sur la sexualité des femmes en prison. 

Cette série de podcasts recueille les témoignages de plusieurs femmes qui ont vécu (ou qui vivent) l’enfermement carcéral. Elles se sont livrées sur leurs manques, leurs désirs, leurs souffrances. Certaines d’entre elles ont fait des centaines de kilomètres pour nous rencontrer et nous partager leur histoire. Une histoire qu’elles n’ont quasiment jamais l’occasion de raconter.

Cinq étudiants en journalisme (IHECS) qui se sont regroupés autour du sujet dans le cadre de leur mémoire de fin d’études. Sarah Duchêne, Paul-Louis Godier, Lisa Guilmot, Élise Leloup et Céline Therer.

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Table ronde : Qui a peur de l’intelligence artificielle ?

Vendredi 17 février – 17h00

Raphael Thys, Daniel Bonvoisin, Xavier Willot

Déjà très présente dans notre quotidien sans qu’on s’en rende totalement compte, l’intelligence artificielle a, ces dernières années, connu un développement exponentiel. Du robot capable de vous diriger dans vos démarches sur un site internet ou aux réponses conseillées lors de la réception d’un email nous sommes passé à des applications capables d’écrire des textes de manière fluide et difficilement perceptible ou encore à des sites internet qui proposent de réaliser des images à partir d’une description écrite.

Formidable développement technologique ouvrant la voie aux plus folles idées pour le futur, l’intelligence artificielle amène cependant de plus en plus de monde à se poser des questions.

Où faut-il dresser la limite ? Allons-nous laisser l’IA prendre des décisions parfois importantes dans nos vies sans vérification humaine ? L’IA est-elle capable de discriminer ? L’IA est-elle capable de créer ?

Doit-on avoir peur de l’intelligence artificielle ? Les Passeurs du Réel proposent une table ronde / débat autour de cette question  avec plusieurs intervenants concernés par les IAs.


Raphael Thys

Raphael Thys est un entrepreneur avec une vocation pour le futur. 
Co-fondateur de l’agence de gestion du changement TheBeyonders.agency et du studio de production numérique Atypicals.studio. Fondateur de la plateforme de prospective Futur immédiat, sa mission est de créer de l’impact par le partage de la connaissance.

Daniel Bonvoisin – Media Animation

Responsable des activités d’éducation permanente à Média Animation, une association belge spécialisée en éducation aux médias. Ses domaines de prédilection sont l’analyse critique de la pop culture : jeux, séries, films et en particulier leur problématisation socio-politique. Il travaille plus largement sur les enjeux des technologies numérique et l’analyse de l’information médiatique. Il enseigne ces matières à l’IHECS et l’Université de Lille, il est détenteur d’un master en relations internationales et ancien journaliste dans ce domaine.

Xavier Willot

Photographe, vidéographe, designer, manager d’un fablab, Xavier Willot est également enseignant à la Haute Ecole Albert Jacquard.
Depuis l’éclosion des IA orientées image, il expérimente la création d’oeuvres hybrides réalistes/IA, notamment grâce à la plateforme Midjourney.

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Samedi 18 février

Ukraine : la vie malgré la guerre.

Virginie N’Guyen, photojournaliste belge.

Samedi 18 février – 13h30

Portrait de Virginie N'Guyen

Depuis le mois d’avril 2022, Virginie Nguyen Hoang, photojournaliste belge membre du Collectif HUMA et de l’agence Hans Lucas, se rend en Ukraine afin de documenter la vie de civiles, plus particulièrement celle de familles et communautés qui vivent sous les bombardements, dans un métro et/ou qui ont vécu l’occupation russe pendant plusieurs mois.  L’objectif étant de montrer la résilience de personnes qui vivent la guerre depuis des mois, parfois depuis des années ; la guerre étant présente dans le Donbass depuis 2014. Il est aussi question de savoir comment les ukrainiens parviennent à survivre malgré la menace constamment présente, les coupures d’eau, d’électricité et de gaz.

À coté de la vie des civiles, elle documente également le quotidien,  les missions et la détermination d’une unité volontaire de soldats ukrainiens dans la région de Kherson.


BIOGRAPHIE

Née en Belgique, Virginie Nguyen Hoang a étudié le journalisme à I’HECS (Bruxelles) et suivi une formation en photojournalisme à la Danish School of Media and Journalism (Danemark).

En 2012, elle rejoint l’agence Hans lucas, devient co-fondatrice du Collectif HUMA et part s’installer en Egypte jusqu’en 2014 en tant que pigiste mais aussi comme photojournaliste pour les journaux locaux « Egypt Independent » puis « Mada masr ». A travers ses photographies, elle vise à raconter des histoires, notamment celles concernant l’exclusion sociale et les conséquences d’un conflit sur les populations locales. Depuis le début de sa carrière, Virginie a réalisé plusieurs reportages en Belgique mais aussi en Syrie, Egypte, Irak, Turquie, Libye, Ukraine, Vietnam, Philippines, Afghanistan, Inde, Malaisie, Côte d’Ivoire, Gaza, en Méditerranée et La République centrafricaine. Virginie collabore avec de nombreux journaux et magazines et reçu plusieurs prix internationaux dont le Prix ANI-PixTrakk au Festival international de photojournalisme Visa pour l’Image.

Réservations


Goma, des citoyens documentent leur quotidien.

Goma Actif

Samedi 18 février – 15h00

Goma Actif est une initiative spontanée des jeunes de la ville de Goma créée en 2019 pour lutter contre le COVID-19. Partageant l’amour pour leur ville, conscients de ses vulnérabilités, des jeunes de toute catégorie socio-professionnelles et culturelles se sont bénévolement engagés dans la prévention, la propagation de l’information et la limitation des conséquences du COVID-19 sur la situation socio-économique et humanitaires de la ville de Goma. En 2023, Goma Actif est un collectif de jeunes réunis en organisation communautaire. Il œuvre dans différents domaines tels que le développement économique, l’assistance psychosociale par le chant, la peinture et la danse, la protection de l’environnement et l’aide humanitaire dans la région du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. Goma Actif est une initiative citoyenne indépendante, non-lucrative, apolitique et non religieuse qui a pour objectif de redéfinir l’aide humanitaire et l’aide au développement. A l’œuvre depuis 2020 dans la sensibilisation et la communication au travers la production et diffusion des spots audio-visuels, des sensibilisations de proximité dans les marchés et points chauds de la ville, la diffusion des messages sur les réseaux sociaux, la production et la diffusion des campagnes avec les All stars des artistes de Goma.


Ben Kamuntu

Ben fait partie d’une génération qui n’a connu pratiquement que la guerre dans la région du Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo, d’où il est originaire. Il entretient le rêve d’un monde où l’humain est placé au centre de toute préoccupation. Il est membre actif de la Lucha, un mouvement citoyen non-violent et non-partisan qui se bat pour la justice sociale et la dignité humaine en RDC. Emprisonné par Kabila pour son combat, il en est ressorti vivant et avec des textes puissants.

Depaul Bakulu

D’un côté, Depaul Bakulu est un jeune artiste rappeur, poète-slameur et co-fondateur du collectif Goma Slam Session, de l’autre il est activiste de défense des droits de l’homme au sein du mouvement Lutte pour le changement Lucha.

Depaul rêve d’un monde de paix, de dignité, de solidarité et de justice sociale c’est la raison pour laquelle il ne cesse de s’investir dans différentes actions citoyennes aussi petites soient elles mais qui peuvent peindre l’espoir et le sourire sur les bouts des lèvres des enfants et des personnes démunies.  C’est pour cela qu’il ne cesse de s’investir au côté de ses camarades de Goma Actif pour aider les personnes  en besoin.

Michael Kalamo

Bauma Kalamo Michael, est un entrepreneur social et producteur Multimédia basé à GOMA en RDC. Étudiant en Master en communication, Il est également titulaire d’une licence en Droit Public, storyteller actif et engagé dans la communauté via la communication dans les domaines de l’éducation, l’environnement, la culture, et l’économie. De 2020 à 2022, il a accompagné 4 organisations à mettre en place des initiatives de plus de $100 000 au profit direct de la communauté du Nord Kivu. 

Co-fondateur de Goma Actif, un collectif des jeunes de Goma ayant pour objectif d’éduquer, de connecter et de protéger la ville, avec ses collègues, il a créé et coordonné plus de 20 campagnes et 10 événements à succès parmi lesquels, la campagne d’information et de protection civile en collaboration avec le gouvernement, les sociétés et les organisations humanitaires aidant plus de 500 000 personnes à Rutshuru, Saké et Goma lors de l’éruption volcanique du Nyirangongo en créant Nyiragongo Info, une plateforme d’informations sur la situation humanitaire et l’observation du Volcan Nyiragongo en Mai 2021.

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Photographe de guerre

Patrick Chauvel, reporter-photographe de guerre.

Samedi 18 février – 20h00

Lauréat de nombreux prix dont le prestigieux World Press, Patrick Chauvel a couvert 34 guerres et a été blessé sept fois. En plus de 50 ans il aura constitué une somme de plus de 380 000 photos. Il en commentera certaines avec le public et évoquera avec lui les enjeux de ce métier dangereux mais nécessaire: reporter de guerre.


BIOGRAPHIE

Le reporter-photographe de guerre français Patrick Chauvel naît en 1949. Il est également écrivain, romancier, réalisateur et acteur.

Patrick Chauvel est l’un des rares reporters à avoir couvert les conflits majeurs de ces quarante dernières années. Comme lui, ses images ont fait le tour du monde : la Thaïlande, le Pakistan, Israël, la Palestine, l’Irak, le Kosovo, la Tchétchénie, l’Afghanistan, la Yougoslavie, le Panama, le Salvador, le Liban, la Colombie, l’Angola, mais encore le Cambodge ou l’Irlande du Nord…

L’oeil dans le viseur d’un appareil photo ou d’une caméra, le grand reporter de guerre a consacré sa vie à témoigner.

Patrick Chauvel a reçu le prix World Press et le prix du photojournalisme d’Angers pour son travail.

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Dimanche 19 février

Les enfants-soldats du Congo (RDC)

Caroline Thirion , photojournaliste et vidéaste.

Dimanche 19 février – 14h00

Portrait de Caroline Thirion

Sur les pas des Kadogos... Le 17 mai 2022 a marqué les 25 ans de la prise de Kinshasa et de la chute du régime du Maréchal Mobutu Sese Seko opérées par un mouvement rebelle mené par Laurent-Désiré Kabila et ses alliés étrangers, dont les rangs incluent alors des milliers d’enfants-soldats, les « kadogos ».  Caroline Thirion et Patricia Huon ont retracé au travers d’un récit multimédia, cet épisode marquant de l’histoire du Congo et de la région, aux conséquences toujours actuelles, et retrouvé certains de ses protagonistes un quart de siècle plus tard.

Le 17 mai 2022 a marqué les 25 ans de la prise de Kinshasa et de la chute du régime du Maréchal Mobutu Sese Seko. Cet événement fut l’aboutissement d’une longue marche d’un mouvement rebelle mené par Laurent-Désiré Kabila et ses alliés étrangers, dont les rangs incluent alors des milliers d’enfants-soldats, les kadogos, venus à pied depuis l’Est du Zaïre pour libérer le pays du joug de celui qui est alors de plus en plus perçu comme un dictateur.  

Caroline Thirion, photojournaliste et vidéaste, et Patricia Huon, journaliste, ont retracé au travers d’un récit multimédia cet épisode marquant de l’histoire du Congo, aux conséquences toujours actuelles, et retrouvé certains de ses protagonistes un quart de siècle plus tard.

A travers ces témoignages, leurs histoires personnelles sont évoquées, mais aussi les conséquences de cette «première guerre du Congo». Que reste-t-il des illusions d’alors ? Et des espoirs déçus ? Qu’est-ce que cet épisode historique, et les destins individuels de ces kadogos, nous racontent sur la République démocratique du Congo actuelle, et les dynamiques à l’œuvre dans la région tourmentée des Grands Lacs, un quart de siècle plus tard ? 

Sujet réalisé avec le soutien du Fonds pour le Journalisme.


BIOGRAPHIE

Autrice photographe réalisatrice, Caroline a réalisé de nombreux sujets , principalement en Afrique et en République démocratique du Congo, qui ont donné lieu à des films documentaires, à des ouvrages et expositions photographiques, ou qui ont été diffusés dans la presse internationale : The New York Times, The Wall Street Journal, The Guardian, Le Monde, Le Point, Libération, l’AFP, la RTBF, TF1… Sa prédilection va à des thématiques sociétales, ancrées dans l’humain et le partage de vécus, afin de « tenter de comprendre le monde tel qu’il va ». Pour des projets idéalement aventureux et au long cours.

Réservations